Un des premiers objets que le petit enfant découvre en s’éveillant, c’est ce corps fait d’organes, de tissus, de cellules, qui restera le sien jusqu’à son dernier souffle. Et très vite il comprend, parfois à ses dépens, que s’il peut le mouvoir, s’il peut l’utiliser comme tous les objets qui sont à sa portée, il doit le protéger et en prendre grand soin car tous deux ne font qu’un.

Ce n’est que bien plus tard qu’il entendra parler d’autres corps que celui auquel depuis toujours il s’est identifié. Invisibles, subtils, éthérique ou astral, leur seule évocation invite à réfléchir au lien si singulier qui l’unit à ce corps, seul contact sensible entre le Soi et l’Autre.

Il paraît qu’autrefois des hommes détenteurs d’un savoir oublié parvenaient à soigner, grâce à l’Ennéagramme, notre enveloppe charnelle et les différents corps qui disent à travers elle tous les maux dont ils souffrent. Viennent en témoigner toutes les cicatrices des coups et des blessures dont elle porte la trace, ces traces sur le corps qui gardent la mémoire de la totalité de l'Être que nous sommes.

Les traces sur le corps
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Elle conserve les traces de toutes nos blessures, les coups, les écorchures, les brûlures, les coupures qui depuis l’origine jalonnent notre parcours. Sur notre peau s’écrit le récit mouvementé de notre vie sociale, de notre vie intime.

Toutes ces cicatrices témoignent que nous sommes faits de chair et de sang. Mais nous souhaiterions les faire disparaître et retrouver la peau du tout petit enfant, celle d’avant la première, la toute première blessure.

Alors nous la soignons, la couvrons, la montrons, alors nous l’habillons, et nous la maquillons, autant pour l’embellir que pour dissimuler ce qu’elle révèle de nous, parce qu’au fond nous l’aimons, parce que nous en sommes fier et parce qu’elle nous fait honte.

L’Ennéagramme nous dit neuf façons de penser, de sentir, de traiter cette enveloppe charnelle qui cerne nos contours et trace la limite où s’achève le Soi, là où l’Autre apparaît. Neuf façons d’être Soi qui vous collent à la peau, cette peau qui se dessèche lorsque nous vieillissons et qui finit ridée, fripée et toute plissée, comme celle du nouveau-né.

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Entre le Soi et l'Autre, la peau

Il paraît évident que nous n’avons qu’un corps, celui que tout le monde voit. Mais en réalité on en voit peu de choses. Sous la peau qui les cache se trouvent les organes, l’ossature et les muscles. Notre regard s’arrête avant le dépeçage, préférant fuir l’effroi que font naître le sang et la chair mise à nu, le dégoût que suscite le travail des organes, la terreur de la mort que le squelette réveille.

Encore plus loin des yeux, se trouvent les atomes, qui forment les cellules, qui forment les tissus, qui forment les organes, les muscles et les os. Plus nous décomposons, moins nous reconnaissons ce corps qui est le nôtre, dont certains nous affirment que loin d’être le seul, il n’est qu’un parmi d’autres qu’aucun de nos cinq sens n’est capable d’atteindre.

Les 9 ennéatypes sont un point de rencontre. Chacun d’eux réunit en une figure unique toutes nos appartenances. En nous donnant les clés pour mieux appréhender leur organisation, il nous donne les moyens de soulager les maux de ces différents corps, qui ne sont que blocages, rupture d’équilibre et manque d’harmonie.

La mésentente des corps

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